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29 octobre 2007
une rentrée en fanfare !!!!
Notre deuxième grand rendez vous avec Jean François Copé, Président du Groupe UMP à l’Assemblée Nationale fut un succès remarquable.

Ainsi, plus de 250 étudiants des Facs et des Grandes Ecoles étaient présent, pour écouter et débattre avec Jean François Copé. Une fois encore l’UMP Grandes Ecoles prouve son efficacité sur le terrain de l’action étudiante avec des rencontres de ce type.
En introduction, Benjamin Lancar, Coordinateur de l’UMP Grandes Ecoles, a longuement insisté sur la force de notre réseau, désormais présent dans nombre de villes de provinces, et qui a terme sera présent sur l’ensemble du territoire national. Jean François Copé a ensuite pris la parole, pour nous expliquer l’histoire de la Salle Colbert, dans laquelle nous avons été reçu. Ainsi cette salle est traditionnellement réservée au parti majoritaire de l’Assemblée Nationale, cela fera donc 10 ans à la fin de la législature, que l’UMP occupera la salle Colbert pour ses réunions de groupe.
Cette rencontre a été très appréciée des participants car Jean François Copé a été très ouvert, et très franc. Il avait écrit un livre « Promis j’arrête la langue de bois », nous avons pu, nous en rendre compte, lors des différents échanges.
En effet, comme l’a rappelé Guillaume Lemasson, Adjoint à la Stratégie de l’UMP Grandes Ecoles, lors de sa présentation de Jean François Copé, celui-ci fut le plus jeune député de France en 1995 et également le plus jeune député battu en 1997. Il a de fait connu très tôt le succès et l’échec. Cela lui a permis d’avoir un certain recul, sur la politique et une parole plus libre dans la majorité. Ainsi, Jean François Copé s’est prononcé librement contre la proportionnelle à l’Assemblée Nationale, cela reviendrait selon lui, a « retirer des circonscriptions a des députés n’ayant pas démérité, ou a rajouter des circonscriptions, c'est-à-dire augmenter le nombre de députés déjà conséquent…! ».
Jean François Copé très disponible a visiblement apprécié la mobilisation exceptionnelle pour un samedi matin, car il nous a fixé rendez vous pour une nouvelle rencontre, certainement dans le courant du 1er trimestre 2008. La rencontre s’est terminée, sur un encouragement de la part de Jean François Copé, souhaitant que la jeunesse de notre pays, s’engage aujourd’hui, pour demain, faire gagner la France.
Cette note a été reprise dans son intégralité sur le site de l'UMP Grandes écoles.
17:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
"Il ne peut y avoir de pouvoir fort sans responsabilité forte"
C'est aujourd'hui que la Commission Balladur remet le projet de réforme des institutions au Président de la République.
Ce projet, qui s'inscrit dans la lignée des réformes de 1974, 1981, de 1988 de rééquilibrage des institutions, vient réhabiliter les pouvoirs du Parlement, car les réformes successives et les conceptions personnelles du pouvoir de chacun des Présidents de la République antérieurs (comme l'actuel) viennent déséquilibrer la répartition des pouvoirs, mise en place par la Constitution de 1958.
Ainsi, et contre toute attente, le régime de la Vème République est un régime avant tout parlementaire.
Ce sont les réformes ultérieures, notamment l'instauration du suffrage universel en 1965 qui a déséquilibré la répartition des pouvoirs entre le législatif et l'exécutif. En effet, dans le régime instauré par la Constitution de 1958, le Président de la République dispose de ses prérogatives, au demeurant plus importantes que celles de ses homologues étrangers, grâce au Premier ministre. Seul le Premier ministre est compétent pour concrétiser les projets présidentiels (en déposant des projets de loi, en édictant des décrets d’application nécessaires, etc.) et donc seul un Premier ministre en accord avec la volonté du Président permettra à ce dernier de lui indiquer les projets qu’il doit réaliser.
Le Premier ministre devant nécessairement être soutenu par le Parlement, ce sont les élections législatives qui sont susceptibles d’attribuer, de fait, des prérogatives au Président en les attribuant, de droit, au Premier ministre : « l’élection présidentielle n’offre à celui qui la gagne que des possibilités ; seule la victoire aux élections législatives donne le pouvoir ». (G. Carcassonne)
Notre régime de la Vème République, malgré ses particularités, est donc avant tout parlementaire.
Aujourd'hui, le projet de réforme est contesté, notamment parce que le Président de la République souhaite inscrire dans la Constitution la possibilité pour lui de venir exposer sa politique directement devant le Parlement, « au moins une fois par an », afin d’expliquer son action et de rendre compte des résultats.
A l’instar de la plupart des régimes politiques, notre Constitution interdit au chef de l’Etat de s’exprimer devant le Parlement. En effet, en vertu de l’article 18 de notre Constitution, « le Président de la République communique avec les deux assemblées du Parlement par des messages qu’il fait lire et qui ne donnent lieu à aucun débat ». Cette interdiction résulte de la volonté d’empêcher un homme influent de manipuler l’ensemble des parlementaires. Cette disposition n’a jamais été remise en cause par les constitutions postérieures.
Cet aspect du projet de réforme est FORTEMENT contesté, car il va à l'encontre de l'esprit de la Constitution et viendrait, dérechef, déséquilibrer la répartition des pouvoirs entre l'exécutif et le législatif.
Or, le dicours que le Président propose de tenir devant le Parlement s’inscrit dans un mécanisme de responsabilité : L'un des arguments que l’actuel Président de la République avance est précisément de responsabiliser la vie politique.
La modification de l'article 18 de la Constitution va pleinement dans ce sens : il s'agit de rendre le Président de la République RESPONSABLE DEVANT LE PARLEMENT.
Selon le Président de la République, « Il ne peut y avoir de pouvoir fort sans responsabilité forte ». Or il souhaite que « le Président de la République gouverne » et qu’il soit donc responsable.
Certes les pouvoirs du Président s'accroissent...mais il en est redeveable devant le Parlement,qui à tout moment peut engager la responsabilité du Président.
C.H
13:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Comité Balladu, article 18 de la Constitution, régime présidentiel, présidentialisation, répartition des pouvoirs
25 octobre 2007
"La rose a ses raisons, que la raison ignore"
Nicolas Sarkozy souhaite soumettre au Conseil constitutionnel le texte du traité, afin qu'il soit ratifié par voie parlementaire.
Il faut expliquer à nos amis socialistes l'importance de ce traité.
Au Président de lancer : "le PS devra prendre ses responsabilités. Il devra assumer un choix pour l'Europe ou contre l'Europe".
Les dés sont lancés !
Le parti socialiste est averti, et ne veut surtout pas revivre les affres du référendum constitutionel de 2005, dont il est sorti considérablement affaibli.
Le parti est de nouveau confronté à la ratification d'un traité européen, mais à la différence de 2005, les socialistes veulent aboutir à "une position commune".
Il est donc exclu, à quatre mois environ des municipales, de relancer le débat qui les avait divisés en 2005.
Or, mardi 23 OCtobre, au terme d'une réunion du Bureau national, le PS s'est donné deux semaines pour choisir lors de la ratification parlementaire, entre l'adoption du traité simplifié ou l'absention, voire le refus du vote.
Dans cette position, une position collective peut être dégagée de "l'échange des points de vue" qui a eu lieu hier soir au Bureau national par la solution de compromis proposée par B.Hamon : l'abstention.
Une telle issue permet aux socialistes de ne pas se diviser sur le contenu du texte, et permet de dépasser les anciens clivages entre partisans du oui et du non.
C'est la même attitude que les socialistes, portés alors par F. Mitterand, avaient adopté lors du référendum de 1972 sur l'entrée de la Grande Bretagne dans l'Europe.
L'unité resterait préservée.
Mais cette unité reste TRES fragile car d'apparence :
Il y aurait les "oui" ; les "oui critique", comme Pierre Moscovici, qui considère le traité imparfait, mais qui peut remettre l'Europe en marche" ; "l'abstention critique" qui regrouperait les anciens "non" et déplacerait le débat sur le contenu des politiques européennes ...
Tandis que Ségolène Royal s'oppose farouchement à la revendication d'un référendum sur le traité simplifié, maintenue dans le discours des ténors du Parti, Bertrand Delanoë a appelé les socialistes à assumer leurs convictions européennes et à ne pas s'inscrire en décalage avec les autres partis sociaux-démocrates, favorables au traité.
Au-delà de l'attitude des parlementaires socialistes face au traité, c'est aussi l'avenir de la synthèse générale du Parti qui est en jeu : le PS a deux semaines pour y parvenir !
C.H
00:18 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Traité simplifié, socialistes, Europe, abstention, Bureau national
20 octobre 2007
L'Europe a remporté une victoire contre l'immobilisme !
C'est dans la nuit de jeudi à vendredi qu'un accord sur le nouveau traité européen a été trouvé entre les 27 Etats membres de l'Union européenne. Ce compromis vient de mettre un terme à 6 années de querelles institutionnelles, qui avaient culminé lors lors du double non français et néérlandais au référendum.
Le document sera officiellement signé dans la capitale protugaise le 13 Décembre, tandis que les Etats membres promettaient de le soumettre devant leur Parlement avant le 1er Janvier 2009.
A cet égard, le Président de la République a indiqué que le texte sera soumis au vote des députés "le plus vite possible, c'est-à-dire en décembre prochain", afin que la France soit un des premiers Etats à le faire.

Cette parenthèse institutionnelle désormais refermée, l'Europe compte relancer son projet politique. « Le traité n'est pas une fin en soi, il faut prendre des initiatives, donner du contenu et de la chair à l'Europe », a déclaré Nicolas Sarkozy. En effet, depuis 2 ans, l'Europe est en panne.
La Commission était frileuse à prendre des règlements, comme la Cour de justice des communautés européennes était peu encline à faire évoluer le sens des textes, pour pallier à cette carence des institutions -alors qu'elle le faisait sans réserve aucune auparavant.
Cette apathie est désormais révolue. Ainsi, la Commission européenne annonce la publication, avant février 2008, de plusieurs projets législatifs : l'un relatif à l'immigration, dès mardi prochain, deux autres consacrés au terrorisme et au marché intérieur, en novembre, un quatrième lié au changement climatique, en janvier.
De plus, pour sa présidence du second semestre 2008, la France fait également de l'énergie, de l'immigration et de l'environnement des priorités susceptibles de réconcilier l'opinion publique avec l'Europe.
Quant à la Cour de justice des communautés européennes, on attend sa jurisprudence.
Au-delà des embarras institutionnels, ces carences sont aussi économiques : L'Union ne retrouvera pas de souffle tant qu'elle n'aura pas trouvé un projet adapté à la mondialisation et digéré l'élargissement.
En effet, conformément au projet des Pères fondateurs, il faut d'ABORD construire une Europe économique, reposant sur un VERITABLE commerce intraeuropéen, et une croissance économique européenne au beau fixe, avant d'envisager des projets politiques.
Or aujourd'hui, avec l'élargissement aux pays de l'Est, l'Europe est revenue à cette logique initiale.
Il faut INTEGRER ECONOMIQUEMENT les régions ayant récemment adhéré à l'Union, avant de les intégrer politiquement dans un processus de décision politique.
Il nous semble que l'Europe n'a pas intégré cette logique : elle contribue, bien évidemment, au rattrapage économique des anciens pays communistes, mais les intègre au processus de décision politique, créant par là même des situations de blocage, comme en témoignent les conflits avec la Pologne des frères Kaczynski.
Mais cette "politique de double front" reste toutefois inévitable : on ne peut "se payer le luxe" de rester encore 10 ans dans l'immobilisme.
C'est pourquoi, l'accord sur le "traité simplifié" à Lisbonne et sa ratification en Décembre prochain sont à saluer, mais ne constitue qu'une étape dans la construction européenne.
La prochaine étape sera la refonte des politiques communes, qui permettra de définir ce que les Européens entendent faire ensemble. Le dossier commencera à être abordé sous présidence française fin 2008 mais n'entrera en vigueur qu'en 2014.
L'accord de Lisbonne n'est donc qu'une étape. Nécessaire certes, mais pas suffisante.
C.H
12:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sommet de Lisbonne, crise institutionnelle, Sarkozy, Europe
18 octobre 2007
"j'ai été élu pour faire des réformes, on va les faire tranquillement"
Si ce n'est pas vous, ce sont les autres qui ont affronté ce matin de plein front les effets de la grève généralisée dans les transports !
Il s'agit là de la première épreuve sociale endurée par le Gouvernement, suite au projet de réforme du régime spécial des retraites. En effet, ce que contestent les grévistes est l'alignement de leur régime de retraite sur celui de la fonction publique. Cette réforme se traduira, pour eux, par un passage à 40 annuités de cotisation (la norme dans la fonction publique et dans le secteur privé) au lieu de 37 et demi pour avoir droit à une pension complète.
Alors que deux grandes réformes des retraites ont déjà été faites, en 1993 (pour le seul privé) et en 2003 (pour le privé et la fonction publique), seuls ces régimes ont été épargnés. « La pédagogie a été largement faite autour de cette question, tout le monde a compris que ces régimes étaient isolés », explique-t-on à l'Élysée. Il s'agit alors d'une réforme populaire très attendue : elle est nécessaire !
Ainsi, Nicolas Sarkozy n'a pas craint de faire figurer noir sur blanc dans son programme cette réforme, dont aucun Gouvernement ne voulait plus entendre parler depuis 12 ans. A force de "refiler la patate chaude à l'autre", l'urgence de réformer ces retraites était avérée.
Mais encore une fois, comme à l'accoutumée, les confédérations menacent, prédisent l'apocalypse et veulent contraindre le gouvernement à "s'asseoir à la table des négociations".
Mais négocier quoi ? N'a-t-on pas vu les leaders des confédérations gravir le parvis de l'Elysées au mois de Juin dernier... Etait-ce pour des négociations ou pour prendre le thé ?
Aussi, aujourd'hui, les confédérations contestent le cadre de la réforme : ils refusent de négocier sur le fond, tant que le cadre de la réforme ne leur conviendra pas. Bernard Thibault a eu l'occasion de s'expliquer ce matin sur France Inter sur ce qu'il entendait par "cadre de la réforme". Il ne s'agit ni plus ni moins de la "méthode" employée par le Gouvernement. Ainsi, il faudrait que le Gouvernement revoie ses méthodes avant de pouvoir engager une phase de négociation au fond !
Nous sommes dans une logique de blocage. D'autant plus que le principe de la réforme des régimes spéciaux des retraites n'est ABSOLUMENT pas contestée, tant du côté de l'opinion publique (les sondages le montrent) que du côté des confédérations elles-mêmes : C'est de la mauvaise foi, mais surtout une mise à l'épreuve du Gouvernement.
Si épreuve de force il doit y avoir, le Président de la République paraît prêt à l'engager : il est serein, comme l'est le Gouvernement. Le suffrage universel l'a choisi il y a 5 mois, l'opinion est demandeuse et l'opposition socialiste désorientée.
Le Président est dans l'obligation de passer l'obstacle : renoncer en chemin ruinerait le concept de "rupture" si âprement défendu pendant la campagne électorale. Les syndicats dopés par leur "victoire" (et c'est surtout pour cette raison qu'ils font grève...le motif est vraiment à revoir !), s'engouffreraient dans la brèche et s'emploieraient à ruiner le grand chantier de rénovation lancé en mai dernier.
En revanche, s'il franchit l'écueil, le symbole sera spectaculaire. Il aura prouvé que la France n'est pas ce vieux pays rétif, spectateur de lui-même, et qui a fait du renoncement une règle de vie.
Mais surtout, l'Europe veille : le Président de la République va devoir présenter un bilan non seulement à l'opinion française, mais aussi et surtout à l'Europe. A partir de juillet 2008, la France va, en effet, présider l'Union Européenne . Le vrai rendez-vous politique pour lui, c'est celui-là !
Il faut une France forte, non réticente aux réformes.
Ce jeudi 18 Octobre est donc bel et bien un moment de vérité.
C.H
11:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : grève, réforme, Nicolas Sarkozy, mise à l'épreuve
16 octobre 2007
Une réalité qui dérange : la nouvelle interprétation de la Constitution par le Président de la République
On peut lire dans quelques interviews ou articles récents, on peut écouter sur différentes radios que la manière dont le Président de la République, Nicolas Sarkozy conçoit l'exercice de la fonction présidentielle serait contraire à la Constitution de la Vème République.
Cette appréciation est lourde de conséquences, tant dans le domaine politique (il s'agit tout de même d'une grave accusation), tant dans le domaine théorique : A qui revient l'interprétation de la Constitution ?
Il s'agit en effet d'une pure interprétation de la Constitution.
Seuls les interprètes authentiques, au sens de Kelsen, ont cette compétence, car seul leur jugement sera valide, c'est-à-dire vaudra dans le système juridique. Et c'est ce jugement qui doit faire l'objet du commentaire de la doctrine, des journalistes (...). En effet, la doctrine a un rôle d'explication, de reconstruction des interprétations, des applications du droit par les autorités habilitées par le système juridique pour produire du droit.
Le commentateur, qui ne produit pas de droit ne peut venir concurrencer les interprétations authentiques, il ne peut que les expliquer, les décrire.
Ainsi, le Président de la République, Nicolas Sarkozy, ne viole pas la Constitution ; il n'en donne qu'une interprétation ou plutôt en fait une application incontestable sur le plan juridique. Par exemple, en conduisant et dirigeant la politique de la Nation, le Président de la République donnerait une nouvelle signification des termes de l'article 20 de la Constitution de 1958, qui prévoit que c'est le Gouvernement qui conduit et dirige la politique de la Nation.
Tous les Présidents de la République précédents ont également eu un rôle considérable dans la « détermination et la conduite de la politique de la nation ». L’étonnement face à l’activisme de l’actuel titulaire de la fonction nous paraît de ce fait un peu exagéré.
Serait-ce une réalité qui dérange ?
Mais est-ce vrai, est-ce faux : le Président viole t-il la Constitution ?
Ce n'est que le reflet que d'UN jugement de valeurs, subjectif, expression d'émotions personnelles que d'UN seul (ou du moins une seule minorité...plus à gauche de l'échiquier politique ?!)
La question reste néanmoins posée : l'interprétation de la Constitution par le Président de la République est-elle valide ?
C.H
10:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : interprétation, Constitution, Sarkozy, conseil constitutionnel
15 octobre 2007
Le parisien, mieux vaut l'avoir sur notre blog ...
Le Parisien a publié le vendredi 12 Octobre un article intitulé : "Assas copie les grandes écoles".
Cet article fait état de la politique de modernisation de l'université du Président Vogel...qui avait grand besoin d'être dépoussiérée.
Notre nouveau Président prend ainsi à la lettre les grandes lignes de modernisation de l'Université française du Président de la République.
Assas pourrait ainsi devenir un modèle pour les autres Universités françaises.
"Assas : modèle à suivre" : voilà un slogan approprié !
Voici l'article en question :
http://img440.imageshack.us/my.php?image=assascopielesgrandescollo8.jpg
11:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : le parisien, Assas, travaux, modernisation, universités
13 octobre 2007
un mondial à retombées économiques importantes
Nul n'aura échappé à la "mode rugby" qui défèrle le territoire français depuis plus d'un mois, avec son lot de peurs, d'angoisses, de rires, d'accolades, de pleurs, de stress, etc. Le rugby nous fait vibrer...
Cependant quel est l'impact d'un tel évènement planétaire sur l'économie française : Ertic Woerth estime que le moral des Français est important pour la croissance. Autrement dit, l'envolée des Bleus en demi-finale, voire en finale, peut-elle relancer le moral des ménages, donc la consommation et a fortiori la croissance ?
Il est indéniable qu'en tant que pays organisateur de l'évènement, la France bénéficie de retombées économiques non négligeables. Ainsi, les partenariats médiatiques, et la billetterie vont ramener plus de 250 millions d'euros à l'Etat. C'est sans compter le déplacement des supporters (en avion ou en train) et leurs dépenses dans des secteurs du tertiaire comme l'hôtellerie, la restauration (l'achat de pintes de bière par exemple), qui vont rapporter un peu plus de 4 milliards d'euros à l'Etat. Sachant d'autant plus que la coupe du monde de rugby prolonge la période estivale, fortement touristique.
Enfin, "les retombées annuelles de la médiatisation de notre cher pays va rapporter jusqu'à un milliard de dollars par an, et ce jusqu'en 2011".
Il est donc indéniable que cette coupe du monde a des effets positifs sur la situation économique française.
Toutefois, ces effets restent du court terme. En effet, l'ensemble de ces éléments auront des conséquences bénéfiques sur les chiffres de la situation économique française du second semestre 2007.
Peut-on alors dire qu'une éventuelle victoire du XV de France pourrait avoir des conséquences favorables sur notre économie à plus long terme ?
Selon les analystes, non. En effet, le parc télévisuel français a été rénové à l'occasion du mondial de football de 2006. Autrement dit, les ménages français ont déjà investi dans des secteurs comme l'audiovisuel (achat d'écrans plats par exemple). Ainsi, le secteur des produits électroniques avait connu une croissance de 28%.
De plus, fort de l'expérience de la coupe du monde de football de 2006 en Allemagne, la confiance des ménages, avérée à l'époque Outre-Rhin, n'avait rapporté seulement qu'1/10e de points de croissance (négligeable considérant l'ampleur de l'évènement).
Quid dans le secteur des produits dérivés comme les maillots, ballons ovales, etc.
Une étude récemment proposée par Nike (équipementier sportif des deux équipes conviées à la première demi-finale) montre que les recettes ont été "exceptionnelles". L'on peut dès lors conclure que l'achat de maillots, en ce qui nous concerne directement, tant anglais que français ont du connaître une forte augmentation.
Il s'agit bel et bien d'un bilan contrasté...qui n'empêchera pas le Gouvernement de s'impliquer.
Ainsi, du point de vue de la "représentation politique", le Président de la République et le Premier Ministre seront dans les gradins pour supporter notre équipe et les couleurs de la France ; certaines grandes villes retransmettront sur grand écran le match de ce soir (des contrats publics ont du être passés pour l'occasion, permettant d'enrichir quelques uns...) ; et enfin Christine Lagarde a promis de faire passer une circulaire "pour encourager les préfets à autoriser l'ouverture des magasins le dimanche dans toutes les villes où se tiendront des matchs", afin que les supporters étrangers puissent, eux aussi, dépenser leur argent dans nos magasins !
Mais l'heure n'est actuellement pas aux comptes : attendons que tout cela soit fini pour pouvoir tirer un VERITABLE bilan. Pour l'heure, contentons nous de supporter notre équipe, nos couleurs : "le jour de Gloire VA arriver" !!
Allez les bleus !
NNB : la plupart des informations ont été reprises sur le site de l'UMP Sciences-po : www.umpsciencespo.fr
16:51 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mondial, situation économique, retombées économiques, PIB

