15 mai 2007
des lendemains de campagne qui déchantent
Alors que le nouveau président de la République reçoit les partenaires sociaux ; alors que le nouveau Président de la république s'échine à mettre en place son nouveau Gouvernement ; alors que le Président de la République encore en fonction prépare son allocution de ce soir l'opposition traverse de vives tensions...
- Refus d'accord entre le PS et les Verts : les Verts ont rejeté l'accord électoral que leur proposait le Parti socialiste pour les législatives sur 14 circonscriptions, apprend-on auprès d'une porte-parole à l'issue d'un Conseil national interrégional du mouvement.
Les Verts se sont sentis assez humiliés par ce type de processus et se sont dits que peut-être il fallait tourner une nouvelle page et essayer de fabriquer d'autres dynamiques et arrêter d'essayer toujours de courir derrière un tel partenaire".
Les Verts vont donc présenter leurs propres candidats "dans toutes les circonscriptions" aux législatives, précise Anne Souyris. "Grosso modo, il y aura un pacte de non agression sur un certain nombre de circonscriptions" et notamment sur celles des trois députés Verts sortant, explique-elle.
- Madame Royal remue une nouvelle fois ses éléphants en s'annonçant candidate pour 2012 : Qualifiant le système des primaires, qu'elle avait remportées, de "processus destructeur", elle plaide non seulement pour une inversion de calendrier mais aussi pour son accélération : le congrès, avance la présidente de Poitou-Charentes, "doit désigner le candidat" pour 2012. Ce candidat doit-il être en même temps premier secrétaire? "Ce serait la solution la plus cohérente mais on peut être imaginatif", répond-t-elle. Mme Royal assure ne pas avoir "d'avis particulier sur la date du congrès" – prévu, jusqu'ici, après les élections municipales de 2008. "Ce qui compte, dit-elle en partant, c'est le sens du congrès par rapport aux échéances." Ces propos, rapportés aux autres responsables, font l'effet d'un chiffon rouge.
Que de bouleversements !!
- DSK ironise les propos du premier secrétaire du PS, et propose par la même occasion une réforme tant des idées que prône le PS, que de sa structure : Le député du Val-d’Oise a ironisé sur la proposition de François Hollande d’organiser «des assises pour refonder un grand parti de la gauche». «C’est un aveu (…) Cela veut dire qu’on n’est plus un grand parti de la gauche», a-t-il ajouté. Le premier secrétaire du parti socialiste proposait hier la création d’un parti qui «couvre tout l’espace qui va de la gauche, sans aller jusqu’à l’extrême gauche, jusqu’au centre-gauche ou au centre».
Selon Dominique Strauss-Kahn, ce n’est pas le nom du parti qui est en cause, «ce sont les idées». Il plaide pour «un socialisme du réel, ancré dans la réalité». «Depuis des années, on ne tranche rien» au PS, a-t-il déploré. De la défaite du 6 mai, «on est tous responsables à la mesure des responsabilités qu’on a exercées». «Plus la responsabilité est grande, plus on est responsable», a-t-il expliqué.
Les lendemains sont difficiles....
Mais l'on ne pouvait rien souhaiter de meilleur pour l'actuelle gauche française !!
Un peut de réalisme, de pragmatisme, d'efficacité : mieux vaut tard que jamais
09:40 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Duflot, les verts, DSK, Hollande, Royal, lendemains difficiles
