18 octobre 2007

"j'ai été élu pour faire des réformes, on va les faire tranquillement"

8b94b931cb1e329b736034488778965c.jpgSi ce n'est pas vous, ce sont les autres qui ont affronté ce matin de plein front les effets de la grève généralisée dans les transports ! Il s'agit là de la première épreuve sociale endurée par le Gouvernement, suite au projet de réforme du régime spécial des retraites. En effet, ce que contestent les grévistes est l'alignement de leur régime de retraite sur celui de la fonction publique. Cette réforme se traduira, pour eux, par un passage à 40 annuités de cotisation (la norme dans la fonction publique et dans le secteur privé) au lieu de 37 et demi pour avoir droit à une pension complète. Alors que deux grandes réformes des retraites ont déjà été faites, en 1993 (pour le seul privé) et en 2003 (pour le privé et la fonction publique), seuls ces régimes ont été épargnés. « La pédagogie a été largement faite autour de cette question, tout le monde a compris que ces régimes étaient isolés », explique-t-on à l'Élysée. Il s'agit alors d'une réforme populaire très attendue : elle est nécessaire ! Ainsi, Nicolas Sarkozy n'a pas craint de faire figurer noir sur blanc dans son programme cette réforme, dont aucun Gouvernement ne voulait plus entendre parler depuis 12 ans. A force de "refiler la patate chaude à l'autre", l'urgence de réformer ces retraites était avérée. Mais encore une fois, comme à l'accoutumée, les confédérations menacent, prédisent l'apocalypse et veulent contraindre le gouvernement à "s'asseoir à la table des négociations". Mais négocier quoi ? N'a-t-on pas vu les leaders des confédérations gravir le parvis de l'Elysées au mois de Juin dernier... Etait-ce pour des négociations ou pour prendre le thé ? Aussi, aujourd'hui, les confédérations contestent le cadre de la réforme : ils refusent de négocier sur le fond, tant que le cadre de la réforme ne leur conviendra pas. Bernard Thibault a eu l'occasion de s'expliquer ce matin sur France Inter sur ce qu'il entendait par "cadre de la réforme". Il ne s'agit ni plus ni moins de la "méthode" employée par le Gouvernement. Ainsi, il faudrait que le Gouvernement revoie ses méthodes avant de pouvoir engager une phase de négociation au fond ! Nous sommes dans une logique de blocage. D'autant plus que le principe de la réforme des régimes spéciaux des retraites n'est ABSOLUMENT pas contestée, tant du côté de l'opinion publique (les sondages le montrent) que du côté des confédérations elles-mêmes : C'est de la mauvaise foi, mais surtout une mise à l'épreuve du Gouvernement. Si épreuve de force il doit y avoir, le Président de la République paraît prêt à l'engager : il est serein, comme l'est le Gouvernement. Le suffrage universel l'a choisi il y a 5 mois, l'opinion est demandeuse et l'opposition socialiste désorientée. Le Président est dans l'obligation de passer l'obstacle : renoncer en chemin ruinerait le concept de "rupture" si âprement défendu pendant la campagne électorale. Les syndicats dopés par leur "victoire" (et c'est surtout pour cette raison qu'ils font grève...le motif est vraiment à revoir !), s'engouffreraient dans la brèche et s'emploieraient à ruiner le grand chantier de rénovation lancé en mai dernier. En revanche, s'il franchit l'écueil, le symbole sera spectaculaire. Il aura prouvé que la France n'est pas ce vieux pays rétif, spectateur de lui-même, et qui a fait du renoncement une règle de vie. Mais surtout, l'Europe veille : le Président de la République va devoir présenter un bilan non seulement à l'opinion française, mais aussi et surtout à l'Europe. A partir de juillet 2008, la France va, en effet, présider l'Union Européenne . Le vrai rendez-vous politique pour lui, c'est celui-là ! Il faut une France forte, non réticente aux réformes. Ce jeudi 18 Octobre est donc bel et bien un moment de vérité. C.H

08 mai 2007

Pourquoi Sarko ??

medium_presidentielle_col4-Sarko.gifAvec 53% des voix dans une élection qui a rassemblée près de 85% des électeurs, il remporte un soutien clair pour un mandat précis. Il s'agit pour la France, d'une nouvelle opportunité, d'une chance de se réformer : l'avenir s'ouvre à nouveau pour tous les Français. N'ayons pas peur : Ensemble, tout devient possible !! Nous avons été fiers de défendre les idées de Nicolas Sarkozy pendant toute une campagne qui ne fut pas toujours facile. Mme Royal a donc perdu. Elle n'est pas parvenue à convaincre les Français. Comme Nicolas Sarkozy l'a rappelé hier, l'UMP continuera de faire preuve de respect envers Mme Royal et ses électeurs. Aussi, laissons le PS à ses interrogations -utiles-, qui fonderont ses évolutions. Aujourd'hui, le futur Gouvernement de Nicolas Sarkozy devra rassembler tous les Français, pour construire une France plus moderne, pour mettre en oeuvre le projet que les Français ont clairement choisi ce dimanche 6 mai. Aux élections législatives, nous rassemblerons derrière Nicolas Sarkozy des électeurs qui confirmeront le choix d'hier: celui d'un programme cohérent pour réformer la France. Nous rassemblerons derrière Nicolas Sarkozy l'ensemble des Français qui veulent désormais construire ensemble un nouvel avenir. Nous rassemblerons tous les Français pour réformer la France